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Equipe de France:Raymond Domenech, toujours dans l'oeil du cyclone

La France conserve une infime chance de qualification directe pour le Mondial-2010, une grande probabilité d'aller en barrages, mais Raymond Domenech cristallise toujours les rancoeurs du public et la question de son avenir revient dans l'actualité à deux jours de Serbie-France.



Lundi, Le Parisien affirme que Thierry Henry a dit à son sélectionneur vendredi, à la veille de France-Roumanie (1-1), devant tout le groupe et l'encadrement: "On ne sait pas comment jouer, où se situer, comment s?organiser. On ne sait pas quoi faire. On n'a aucun style, aucune idée directrice, aucune identité".



Un membre du staff des Bleus interrogé par l'AFP assure de son côté que la discussion vendredi fut "normale", évoquant "un truc ridicule, déformé". Que s'est-il vraiment passé?



Officiellement, l'encadrement des Bleus explique que Thierry Henry s'exprimera en tant que capitaine des Bleus mardi soir à Belgrade, la veille du match, comme cela est toujours le cas.



Finalement, depuis un an, rien n'a changé. Il y a un an, la France ratait ses débuts en qualification du Mondial-2010 et Raymond Domenech jouait sa tête, lançant sa fameuse petite phrase sur la "guillotine" le 9 septembre 2008.



Dimanche soir, au lendemain du nul contre la Roumanie au Stade de France (1-1), le président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes fut interrogé sur RTL pour savoir si Raymond Domenech resterait le sélectionneur de l'équipe de France en cas de défaite en Serbie mercredi.



"Je répète oui, oui oui, il faut le dire trois fois, puisque le conseil fédéral lui a donné pour mission de nous qualifier", a répondu M. Escalettes.



A chaque contre-performance des Bleus, l'atmosphère devient étouffante autour de Domenech, premier coupable dans l'opinion publique de l'élimination au premier tour de l'Euro-2008 (assortie d'une maladroite demande en mariage télévisée le soir même du dernier match).



Les rancoeurs ont pris la forme des bordées de sifflets qui accompagnent Domenech à chacune de ses apparitions sur le banc des Bleus, que ce soit au Stade de France (comme samedi soir), au Vélodrome (contre l'Argentine) ou à Saint-Etienne en juin, bien qu'il faille préciser dans ce dernier cas que le public stéphanois voyait aussi en Domenech un ancien Lyonnais honni (il a été joueur et entraîneur de l'OL).



Pour ce technicien de 57 ans, passé tout près du sacre en finale du Mondial-2006, mais qui n'a jamais rien gagné (les deux tournois de Toulon en équipes de jeunes ne comptent pas), les attaques risquent de se multiplier dans les jours à venir.



La génération 1998 a déjà dégainé et critique aussi ceux à la FFF (M. Escalettes, entre autres) qui ont maintenu Domenech à son poste après l'Euro-2008.



Christophe Dugarry a ainsi lâché sur Infosport lundi: "Domenech fait tout pour se protéger lui-même à travers des déclarations incompréhensibles. Sur cette question très sensible (le style de jeu) il ne nous répond jamais. Il dit que ce sont les joueurs qui font le style, mais c'est inadmissible, le style ne se fait pas tout seul, c'est un sport collectif !"



L'ancien champion du monde s'en prend aussi à M. Escalettes: "Il a décidé de ne pas décider. Il nous a montré ses limites de président. Il a beaucoup trop souvent brillé par son incompétence".



Dans le cahier des charges qui fut fixé à Domenech après l'Euro-2008, il était question de football offensif et d'envie, pour ne plus jamais revoir le non-match Roumanie-France (0-0) du 9 juin 2008 en ouverture du championnat d'Europe.



Mais le spectacle fut rarement là, et, plus grave, les résultats non plus. Les noms de successeurs possibles vont sans doute fleurir. Un ticket Houllier-Boghossian est déjà avancé par Le Parisien.

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